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Un deuxième cadran solaire monumental pour André Beaulieu aux Jardins de Doris


Affable et verbomoteur, André Beaulieu a pris plaisir à travailler avec les gens des Jardins, dont certains profitent de programmes en réinsertion sociale d Emploi Québec.
Photo Romain Pelletier

 

 

 

30 septembre 2009 - Passionné de cadrans solaires depuis qu’il a pris sa retraite, André Beaulieu de Rosemont vient d’en réaliser un deuxième, encore une fois, monumental, aux jardins de doris situés sur la rue Henri-Dunant à Matane.

Et il prévoit en en faire d’autres, dont un vertical, au cours des prochaines années. Au grand plaisir des propriétaires, doris et Sylvain Ross qui ont connu M. Beaulieu par l’entremise d’une visiteuse qui répertoriait les cadrans solaires.

«Il est tombé en amour avec nos jardins, dit-elle. Cela lui fait plaisir de partager ses connaissances. Nous apprécions son talent à la fois artistique et scientifique. D’ailleurs, ses cadrans suscitent beaucoup d’intérêt. Plusieurs se demandent où sont les aiguilles ou encore vérifient sur leur montre si l’heure est bel et bien la même.»

L’ombre sert d’aiguille

De type analemmatique avec un tablier de déclinaison, le tout récent cadran présente un diamètre de 16 pieds, soit le maximum pour pouvoir lire l’heure sur les chiffres romains. Par ciel clair, l’ombre est projetée par toute personne debout sur le mois en cours.

Le premier cadran solaire qu’il a réalisé aux jardins en 2002, est de type horizontal. Évoquant une voile de bateau, il s’agit du plus gros au Québec, avec son gnomon (mot d’origine grecque) de 20 pieds et son diamètre de 30 pieds. Sa devise: Contre vents et marées.

Un sens à sa vie

«La conception et la réalisation de cadrans solaires sont une véritable passion. C’est un besoin, à l’exemple d’un artiste. Cela me tient vivant, donne un sens à ma vie. Jusqu’à présent, j’en ai réalisé près d’une centaine de toutes les formes et tous uniques», de dire le cadranier autodidacte de 74 ans, originaire de L'Isle-Verte.

Intarissable sur le sujet, André Beaulieu a commencé à s’y intéresser tout jeune, à l’âge de 14-15 ans, en feuilletant l’Encyclopédie de la jeunesse. À l’époque, il avait construit des cadrans à l’aide de carton et de bois.

Mais, c’est finalement à la retraite, à l’âge de 59 ans, qu’il s’y est mis pour de bon en consultant des manuels spécialisés. Il avait travaillé dans la marine pendant 12 ans, puis dans la construction d'ouvrages de pierres et de brique et finalement, dans le monde de la boucherie pendant une trentaine d’années.

Le cadranier le plus productif

Aujourd’hui, il est le cadranier le plus productif au Québec. Ses œuvres étant disséminées un peu partout, du plus petit de 10 pouces aux monumentaux des jardins de doris.

«De plus en plus, je reçois des demandes d’architectes et les cadrans sont de plus en plus gros. Je ne répète jamais un même modèle. De la conception à sa réalisation, cela peut exiger jusqu’à deux ans. Les plus populaires sont de type vertical. Les jardins de doris en veulent d’ailleurs. Règle générale, je les fais bénévolement.»


Source : Romain Pelletier - La Voix de la Matanie


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